Mutuelle - Evolution DGF - Evaluation premier degré - Pétition ANDJARO

Rédigé par SUD Education 80 -

Remboursement de Mutuelle : SUD 80 vous informe et vous accompagne !

➡️Qu’est-ce que ce remboursement ?

A partir de janvier 2022, les agents de la fonction publique, dont les personnels de l’Education peuvent bénéficier du remboursement partiel de la mutuelle assurant les risques de santé, que l’on soit ayant-droit ou titulaire de la mutuelle. Ce remboursement s’établit à 15€ bruts (soit environ 12€ nets) par mois et pourra être versé jusqu’en 2024, à la conclusion des contrats collectifs entre les différents ministères.

➡️Comment puis-je obtenir ce remboursement ?

Dans l’académie d’Amiens, la demande doit être faite sur l’application Colibris à partir du 22 novembre 2021. Elle est disponible via le portail ARENA ou sur https://portail-amiens.colibris.education.gouv.fr/. Munissez-vous de votre bulletin de paye car des informations s’y trouvant vous seront demandées.

➡️Quels délais ?

La secrétaire générale précise dans son mail aux personnels du 19 novembre que « pour être appliqué dès la paye de janvier 2022, la demande devra avoir été déposée pour le 3 décembre 2021. Au-delà de cette date, l'effet sera actif sur la paye de février 2022. » Or le lien indique bien souvent «En raison d'un nombre très élevé de connexions, nous vous invitons à vous reconnecter ultérieurement. ». L’impossibilité du rectorat d’assurer le fonctionnement d’un site, même quand celui-ci fait face à des afflux soudains, amène donc les personnels à devoir consulter et vérifier ce lien voire à perdre ces 15 euros pour le mois de janvier si une bonne connexion n’est pas rétablie à temps.

➡️Quid des AED et AESH ?

Les AESH employés par la DSDEN doivent également effectuer les démarches sur l’application Colibri

Pour les AESH employés par les collèges, les lycées, qu’ils soient professionnels, technologiques ou généraux et les AED, un courriel spécifique sera adressé sur la messagerie académique uniquement.

 

SUD Education 80 dénonce ce fonctionnement qui conduira inévitablement à un non-versement de cette indemnité aux nombreux personnels qui n’en feront pas la demande.

 

PREMIER DEGRÉ 

- Evaluations 1er degré, un bilan plus que mitigé

Raphaël Muller se gargarise des résultats académiques des évaluations qui viennent de lui parvenir. Ils montreraient tout d'abord qu'à la rentrée 2021, le niveau scolaire de nos élèves s'améliore par rapport à la rentrée 2019 pour la très grande majorité des items évalués. De plus, dans une académie où les résultats scolaires sont traditionnellement en retrait, nos élèves de CP et de CE1 progresseraient plus en cette rentrée sur les apprentissages fondamentaux (lire, écrire, compter) que la moyenne nationale, ce qui permettrait de réduire l'écart avec les résultats moyens nationaux.

Or la pandémie est passée par là à partir de mars 2020, et ce que semble nous dire R.Muller-contre toutes les enquêtes faites là-dessus depuis le début de la pandémie- est que l'enseignement à distance n'a pas été défavorable aux élèves bien au contraire. C'est un premier pas vers une libéralisation décomplexée du service public de l'éducation; rejoignant ainsi Alain Bouvier, ancien recteur qui sort un ouvrage intitulé  Sur l'école à la française. Il y fait la promotion de "l'hybriditude": pour lui la crise a changé durablement la façon d'enseigner avec l'enseignement hybride. Il y dessine la vision libérale d'une école hybride et décentralisée!

SUD éducation revendique :
• la protection de la santé des personnels, l’intérêt et l’égalité des usager-e-s avant tout,
• que le numérique ne soit pas un outil de casse des liens sociaux au travail et avec les usager-e-s ni un outil de contrôle des personnels et des populations, ni un outil de rente pour les firmes privées,
• le droit à la déconnexion avec le respect du temps de repos, de congés, ainsi que la vie personnelle et familiale.

- Andjaro: des fonds publics pour des firme privée

Sud Education s'était associée en juin dernier aux autres syndicats pour dénoncer cette expérimentation dans l'académie d'Amiens voulue par Blanquer sans qu'aucun appel d'offre ne soit passé par la DSDEN. Sud Éducation dénonce cette privatisation d'une partie du service public.La période d'expérimentation étant passée, les résultats ne sont pas à la hauteur des fonds dépensés. Une nouvelle audience aura lieu au Rectorat pour en faire remonter les dysfonctionnements. En attendant , vous pouvez toujours signer et faire tourner le plus largement possible autour de vous la pétition, en PJ. Merci de nous l'envoyer par courrier ou mail.

SECOND DEGRÉ 

Evolution des DGF dans les collèges et lycées : Parlons-en !

Afin d'évaluer comment la DGF évolue dans les différents établissements scolaire et pour avoir plus de poids, face à la direction et aux instances décisionnaires, nous vous invitons à indiquer sur le framapad suivanthttps://semestriel.framapad.org/p/dgf-lycees-9r1r?lang=fr les différentes évolutions de dotations octroyées par la région ou le département que vous avez pu constater dans vos établissements. N'oublions pas que c'est Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle et président de la région Hauts-de-France qui a la main sur les budgets accordés aux lycées généraux, technologiques et professionnels. Merci à toutes et tous !

 

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Projet local d'évaluation : s'informer, résister !

Rédigé par SUD Education 80 -

1) Qu’est-ce que le PLE ?

Suite à l’échec des E3C et à la réforme du baccalauréat, Blanquer impose le contrôle continu pour les matières du tronc commun du cycle terminal, à l’exception du français et de la philosophie.

Le ministre cherche à instaurer un projet local d’évaluation. Le PLE est une réflexion commune des collègues d’une même matière visant à harmoniser et à réguler le contrôle continu. Il doit être réfléchi de façon collégiale et expliquer les différentes modalités du contrôle continu ainsi que les attentes de la matière au sein de l’établissement. Les textes prévoient l’intervention des IA-IPR dans l’écriture de ce PLE.

Le ministère a publié un guide de l’évaluation. Ce document n’a pas la valeur de circulaire, et le ministère a dû rappeler lors du Conseil supérieur de l’éducation qu’il ne s’agit que de préconisations. La seule obligation qui s’impose aux personnels est donc de respecter le programme scolaire et d’évaluer les élèves.

Il est important de rester vigilant sur la présentation du PLE en conseil d’administration et il ne doit être soumis à aucun vote ou intégration dans le règlement intérieur. De même, ce document ne doit en aucun cas lier les mains des personnels de l’établissement.

2) Procédure d’élaboration du PLE

Les textes prévoient une construction du PLE au début de l’année dans le but de le présenter au conseil d’administration ainsi qu’aux parents d’élèves. L’administration a décidé d’aller très vite : les chef⋅es d’établissement convoquent d’ores et déjà les conseils pédagogiques avec le PLE dans l’ordre du jour. Bien souvent, il y est indiqué que les IPR viendront y porter la parole ministérielle. L’organisation précipitée a pour but d’empêcher les syndicats d’informer pleinement les enseignant⋅es des risques liés au PLE. De même, l’administration sera tentée de faire passer le PLE en CA avant les élections au Conseil d’administration. Il faut s’y opposer.

3) Comment agir ?

Sachant que le PLE est présenté PRÉPARÉ EN Conseil Pédagogique puis « présenté » au CA, une instance où sont représenté⋅es les élèves et les parents, il est impératif de ne pas s’imposer des contraintes, car les parents peuvent exiger des justifications de la part des professeur⋅es.

Attention :

  1. Le conseil pédagogique, institué par l’article L421-5 du code de l’éducation, n’a vocation à « valider » aucune décision qui s’impose aux personnels.
  2. Le PLE doit être “présenté” au CA. Cela signifie qu’il faut en écarter toutes les tournures qui contraindraient l’équipe pédagogique.

→ Il faut donc, dans la rédaction, imposer des tournures de phrases du type :

  • “dans la mesure du possible” ;
  • “les enseignant⋅es peuvent…” ;
  • “un devoir commun pourra être organisé” (et non « devra »)…

→ Il faut éviter d’indiquer un nombre déterminé d’évaluations et leur type : tout doit être conditionné aux possibilités des enseignant⋅es, et ne pas conduire à une nouvelle dégradation des conditions de travail.

→ Le PLE doit permettre le droit à l’expérimentation pédagogique des équipes, par exemple par discipline.

→ Le PLE doit rappeler que les enseignant⋅es sont chargé⋅es de leur mission dans le cadre de leur liberté pédagogique : nous ne sommes pas des exécutant⋅es !

le PLE ne doit en aucun cas être intégré au projet d’établissement ou au Règlement intérieur ! Cela reviendrait à le valider.

Lors des conseils pédagogiques, il ne faut pas hésiter à mettre les corps d’inspection en face de leurs responsabilités : ils et elles étaient aux abonné⋅es absent⋅es ces dernières années quand les personnels étaient livrés à eux-mêmes lors des épreuves du baccalauréat. Maintenant que sort une nouvelle injonction ministérielle, voici qu’ils et elles font les tours des établissements ! Ce mépris pour les personnels est inacceptable.

 

Référence : la circulaire du 28 juillet 2021

Les moyennes annuelles retenues pour les candidats scolaires au titre des enseignements ne faisant pas l'objet d'une épreuve terminale, qu'il s'agisse des enseignements obligatoires ou d'enseignements optionnels, et les notes obtenues par les candidats individuels aux évaluations ponctuelles organisées dans ces mêmes enseignements sont transmises à une commission d'harmonisation. Présidée par le recteur d'académie ou le représentant qu'il désigne, cette commission est mise en place dans chaque académie. Elle est composée d'inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et de professeurs de l'enseignement public ou privé sous contrat, nommés par le recteur d'académie pour chaque session du baccalauréat. Elle se réunit à la fin de chaque année scolaire du cycle terminal. Elle prend connaissance des résultats présentés au baccalauréat par les candidats dans les enseignements ne faisant pas l'objet d'une épreuve terminale (moyennes annuelles ou notes d'évaluations ponctuelles) et procède si nécessaire à leur harmonisation notamment dans trois cas constatés de discordance manifeste : - entre la moyenne annuelle obtenue par les élèves d'un même établissement dans un enseignement et la moyenne annuelle des résultats obtenus par l'ensemble des élèves de l'académie dans ce même enseignement ; - entre la moyenne des notes attribuées dans le cadre des évaluations ponctuelles pour un sujet donné à un lot de copies et la moyenne académique pour ce même sujet ; - entre la moyenne des notes attribuées dans le cadre des évaluations ponctuelles pour un sujet donné et la moyenne académique des notes attribuées pour l'ensemble des sujets portant sur le même enseignement. Cette harmonisation peut être réalisée à la hausse comme à la baisse.

→ Les évaluations ponctuelles pour un sujet donné ne sont pas obligatoires. La base nationale de sujets n’est même pas mentionnée ici, même si elle apparaît dans le « guide de l’évaluation » paru sur Eduscol. La comparaison avec la moyenne académique dans une discipline peut servir de seul critère d’harmonisation.

La valeur certificative ainsi conférée à ces moyennes implique que l'équipe pédagogique conduise au préalable une réflexion au sein de chaque établissement, avec l'appui des inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux référents, afin de définir un projet d'évaluation.

→ Le contenu de ce PLE n’est pas déterminé par la circulaire : il ne faut donc pas hésiter à le rappeler à la hiérarchie lorsqu’elle essaiera d’imposer des formes déterminées par le guide de l’évaluation du ministère qui n’a lui aucune autre valeur que de “préconisation”.

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