Public, privé : le 9 octobre, en grève et dans la rue, construisons le rapport de force !

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Suppressions d’emplois massive dans les services publics, baisses de salaire, statut détricoté, destruction des CHSCT, mise en place de la machine de tri social Parcoursup, réformes rétrogrades du système éducatif… Le gouvernement se lance dans une offensive d’ampleur. Le 9 octobre, à l’appel de Solidaires, la CGT, FO, construisons le rapport de force pour imposer le progrès social !

Suppressions massives d’emplois dans la fonction publique

Le gouvernement envisage la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Il compte les supprimer dans la santé, dans les services des impôts… mais aussi bien sûr dans l’éducation nationale. Le nombre de postes aux concours est en chute libre. Les réformes du lycée professionnel conduiront à la suppression de nombreux enseignements de spécialité, aboutissant à 7 000 suppressions de postes. Au lycée, la mutualisation des enseignements, les projets de visio-conférence pour les options et la semestrialisation des cours projetée aboutira à de nombreuses suppressions de postes.

Dégradation des conditions de travail

Le dédoublement des classes en CP et CE1 en REP, les effectifs actuels ne le permettent pas. Nos conditions de travail, qui n’ont déjà rien de brillant, seront amenées à se dégrader encore dans une période de hausse démographique. Et le gouvernement s’apprête à essayer de dissoudre les commissions paritaires et surtout les CHSCT !

Une université du tri social

Dans les universités, Parcoursup s’est donné à voir pour ce qu’il est : une machine à broyer les étudiant-e-s, en particulier des classes populaires. Avec Parcoursup, qui a réussi l’exploit d’être moins efficace encore qu’APB, les mécanismes de ségrégation sociale ont joué à plein. Le projet politique est clair : empêcher les classes populaires d’entrer à l’université.

Un gouvernement qui s’attaque aux fonctionnaires

Nos salaires stagnent depuis plusieurs années malgré le retour de l’inflation. Les augmentations de salaires promises par le gouvernement précédent en échange d’une acceptation par certaines organisations syndicales du PPCR ont été renvoyées aux calendes grecques. La seule réponse du gouvernement à la revendication d’une augmentation générale des salaires consiste à individualiser encore davantage les rémunérations en visant à faire du « mérite » un facteur déterminant dans le cadre du plan « Action publique 2022 ».

Un gouvernement qui privatise le service public ferroviaire, qui organise la faillite des universités, détruit les hôpitaux, bref : qui s’attaque à tous les services publics, est un gouvernement qui s’en prend à tous les mécanismes de solidarité.

Précarité au programme

Alors que près d’un personnel sur cinq est contractuel dans les trois fonctions publiques, cette proportion est d’un personnel sur quatre dans l’Éducation nationale, conséquence logique du refus d’ouvrir des postes au concours. Ces contrats sont bien souvent d’une durée inférieure à l’année scolaire, ce qui plonge les collègues dans la plus grande précarité. À travers les recrutements d’AESH uniquement en CDI et sans concours, le ministère expérimente à grande échelle des dispositifs de destruction du statut de fonctionnaire.

Il faut faire cesser ces attaques. Le 9 octobre, par une grève interprofessionnelle, défendons un service public de qualité, le statut de fonctionnaire, nos conditions de travail, exigeons des augmentations de salaire. Remettons le progrès social au goût du jour.

Pour dire non à Parcoursup : Jeudi 14 juin à 16:30 devant le rectorat ! - Appel intersyndical

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Depuis le mardi 22 mai, des centaines de milliers de lycéen.ne.s sont confronté.e.s à une situation de stress particulièrement éprouvante à quelques jours du début des épreuves du baccalauréat. Ils et elles ne savent pas où et dans quelles conditions leur entrée dans l’enseignement supérieur va pouvoir se concrétiser.

Depuis plusieurs mois maintenant nos organisations le disent : ParcourSup est un outil de sélection pour empêcher un grand nombre de bacheliers de poursuivre des études supérieures dans l’université et la filière de leur choix !

Non à la sélection à l'université ! - Analyse de SUD éducation du rapport Mathiot

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Alors que le Ministre de l'éducation nationale prétend mener une concertation deux semaines avant de lancer le coup d'envoi de sa prétendu réforme, SUD éducation informe les personnels des enjeux du rapport Mathiot rendu récemment.

Pour le télécharger, cliquer ici :

 

Pour télécharger le dossier complet de SUD éducation sur la réforme du Bac et la sélection à l’université, cliquez ici :

 

N’oubliez pas : un rassemblement est prévu jeudi à 11:00 avec les étudiant⋅e⋅s mobilisé⋅e⋅s devant le rectorat. Soyons y nombreuses et nombreux !

 

Pour les étudiant⋅e⋅s, leurs familles et les personnels : 7 millions d’euros pour l’UPJV !

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Nous reproduisons ci-dessous l'appel intersyndical issu de l'AG de l'UPJV.

Pour ceux qui n'ont pas le temps, deux choses : une pétition à signer ici,

et rassemblement devant le rectorat le mardi 12 décembre à 13h.

 

La situation budgétaire de l’UPJV est catastrophique. Elle est devenue si grave qu’est envisagée l’hypothèse de
geler, pour un an au moins à compter de 2018, tous les recrutements de personnels : Biatss, enseignant.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s. C’est également l’état des finances qui justifie actuellement les réductions importantes de l’offre de formation (en Licence, comme en Master) demandées aux équipes pédagogiques. Les volumes horaires d’enseignement sont partout réduits, parfois jusqu’à 25 ou 30%.

La situation budgétaire actuelle n’est que l’aboutissement d’une détérioration progressive des finances de notre université depuis qu’elle est passée, en 2011, sous le régime dit des « responsabilités et compétences élargies » en application de la Loi LRU (Liberté et Responsabilités des Universités) de 2007.

Comme ailleurs en France, notre université est très attractive. Elle remplit une mission de service public essentielle dans un territoire qui a besoin d’augmenter le niveau général de formation. Les lycéen.ne.s et leurs familles l’ont bien compris. Le nombre d’étudiant.e.s ne cesse de croître depuis plusieurs années (30 000 aujourd’hui contre 25 000 en 2013) mais les moyens financiers ne suivent pas. Les gouvernements successifs demandent aux universités et leurs personnels toujours plus d’efforts mais asphyxient le fonctionnement en ne compensant pas (ou très peu) tout ce qui peut contribuer à l’augmentation des dépenses. La dégradation des conditions d'accueil des étudiants se répercute sur les conditions de travail de toute la communauté universitaire. C’est encore pire pour l’UPJV, notoirement sous dotée en personnels et en budget de fonctionnement, en comparaison d’autres universités. Au nom de quoi la dépense moyenne pour un.e étudian.t.e de l’UPJV est-elle inférieure d’un quart à celle d’un étudiant.e niçois.e ou parisien.ne ?

Les responsables de cette situation sont les gouvernements successifs qui n’ont eu cesse de distribuer des miettes aux universités alors que les besoins en matière d’accueil des étudiant.e.s sont de plus en plus criants. Les personnels sont à bout ! La dépense moyenne par étudiant.e baisse mais le gouvernement actuel a l’indécence de demander aux universités de renforcer l’accueil et la réussite en licence tout en généralisant la sélection à l’entrée en première année sur la base de capacités d’accueils. Selon nous, la mission de l’université ne consiste pas à exclure, mais à garantir la transmission des savoirs pour toutes et tous et à poursuivre ainsi la démocratisation de l’enseignement supérieur.

L’édifice public de l’enseignement supérieur s’effrite de plus en plus. Que le ministère ou l’IGAENER (inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche), missionnée par notre université, ne nous disent pas que la masse salariale de notre université est trop importante et qu’il faudrait mieux la « gérer ».

Pour mener à bien nos missions de service public, pour ne pas mettre en danger l’avenir des étudiant.e.s, pour ne pas ruiner les efforts et la confiance que placent les familles en leurs enfants et en l’université, l’UPJV a besoin de nouveaux moyens financiers et humains pour faire fonctionner les formations sans les brader, pour assurer un encadrement pédagogique et des enseignements de qualité.

Nous, personnels et étudiant.e.s, organisations syndicales de tous les personnels, Sgen-CFDT, Snasub-FSU, Snesup-FSU, SNPREES-FO, SUD Education, réuni.e.s en Assemblée générale ce jeudi 7 décembre :

  • revendiquons que la dotation ministérielle de l’UPJV (masse salariale et fonctionnement) soit abondée de
    7 Millions d’€ pour le budget 2018, ainsi qu’un plan d’urgence pluriannuel pour faire fonctionner l’UPJV ;
  • refusons le gel des recrutements et réclamons immédiatement des emplois pour l’UPJV ;
  • refusons les réductions du volume horaire des maquettes de formation ;
  • demandons de la Présidence de l’UPJV qu’elle porte haut et fort, auprès du MESR, notre revendication centrale : 7 Millions de rallonge budgétaire ;
  • demandons que l’équipe présidentielle informe plus largement et par écrit notre communauté universitaire sur les orientations stratégiques et la situation budgétaire ;
  • demandons l’abandon du Plan étudiant et du projet de loi « relatif à l’orientation et la réussite en licence » ;
  • appelons tous les personnels et étudiant.e.s de l’UPJV à signer cette motion-pétition ;
  • appelons tous les personnels et étudiant.e.s de l’UPJV à se réunir devant le rectorat le mardi 12 décembre à 13h.
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