Pas une voix ne doit aller au FN

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Dans la continuité de la lutte quotidienne qu’elle mène depuis des années contre l’extrême droite, Solidaires réaffirme que pas une voix ne doit aller au FN. Ce parti base sa politique sur la « préférence nationale », le racisme et le repli nationaliste, incompatibles avec nos valeurs.

Marine Le Pen se présente comme la candidate « antisystème », en défense du « peuple » et des « laissés pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme qui alimentent depuis des années les inégalités et la précarité.

Pas de soutien à une politique libérale et répressive

L’alternative n’est pas la continuité avec les politiques des précédents gouvernements qui ont conduit à l’exaspération sociale et au renforcement de l’extrême droite : remises en cause du droit du travail avec le passage en force de la « loi Travail », attaques contre la protection sociale et les services publics, poursuite des politiques européennes d’austérité et de libre échange, etc.

Lutter avant, pendant, et après les élections

Nos revendications restent entières et nous sommes dans la lutte aux côtés des travailleuses et travailleurs quel que soit le gouvernement. C’est la valeur de notre indépendance par rapport aux partis politiques et aux pouvoirs. C’est le sens aussi de notre engagement dans la campagne « nos droits contre leurs privilèges » où, avec d’autres mouvements sociaux, nous voulons construire une société plus juste, égalitaire, débarrassée des oppressions et des discriminations et respectueuse de la planète.

Quand nous luttons pour l’égalité des droits et au côté des sans-papiers et demandeur-ses d’asile, contre l’injustice, pour la sécurité et la santé au travail, pour une amélioration concrète de nos droits et une meilleure répartition des richesses, nous luttons réellement contre la montée du fascisme et l’instrumentalisation de la misère sociale. Et c’est cela que nous allons continuer.

C’est tout le sens de notre appel à faire du 1er mai un moment fort de rassemblements et de manifestation.

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Manifestation pour la Justice en Syrie

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Aux côtés d'Amnesty, de la LDH, de RESF, de la Cimade, de la Boîte sans Projet, SUD éducation 80 était signataire de l'appel à manifester mercredi 15 mars pour la justice en Syrie.

Depuis six ans maintenant, la Syrie est bien devenue, selon l’expression du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, une « chambre de torture » à l’échelle du pays.

La révolution  avait commencé par des manifestations de masse pacifiques, les syriens voulaient la liberté et la fin de la tyrannie; mais le régime a répondu par une répression d'une violence extrême, précipitant le pays dans le chaos.

Écartelée entre un dictateur sanguinaire prêt à sacrifier tout son peuple pour conserver le pouvoir et des fous de Dieu qui prospèrent sur la haine de tout ce qui ne leur ressemble pas, la population est au supplice.

La Syrie n’est pas en « crise ». Il s’y livre le pire des conflits, une guerre civile. Chaque jour dans ce pays des crimes de masse se perpètuent.

Les responsables de ces viols et de ces assassinats de masse seront comptables devant les peuples de la planète de leurs agissements. Exigeons du gouvernement français qu’il donne les moyens à la justice internationale de remplir ses missions.

Le site d'Amnesty : https://www.amnesty.fr/pays/syrie

 

Face à Daesh, face aux dictateurs syrien et turc : l’espoir du Rojava

Au Nord de la Syrie, les femmes et les hommes ont conquis les armes à la main leur liberté face à l’État Turc, à l’armée du clan Al-Assad, et aux djihadistes de Daesh.

Ce mélange des peuples Kurdes, Arabes, Assyrien, Chaldéen, Turkmène, Tchétchène construit ce qu’il appelle l’autonomie démocratique. Le Rojava s’est doté d’un contrat social, qui proclame la liberté d’expression, le droit à la santé, à la sécurité, à l’éducation.

Au milieu d’une guerre, le Rojava se paie le luxe de proclamer l’égalité des sexes, et d’organiser la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes. Il faut dire qu’elles sont armées et qu’elles ont intégré les forces d’auto-défense. Ça aide les hommes à comprendre.

Au Rojava, où tout est à reconstruire, on discute politique. On rebâtit les maisons détruites, et on construit un monde meilleur où l’on fait en sorte que l’économie soit au service des populations, et non l’inverse. On y évoque la construction d’une région libre du centralisme, du militarisme, des interventions du religieux dans la sphère publique.

Au milieu de l’horreur d’une guerre sans nom dont les premières victimes sont les femmes, les enfants des deux sexes, et la population civile en général, la lueur d’espoir du Rojava est menacée.

Ne la laissons pas s’éteindre, exigeons que le gouvernement français reconnaisse la légitime aspiration des peuples du Rojava à disposer enfin d’eux-mêmes comme ils l’entendent au sein d’une région dont ils ont défini par eux-mêmes l’organisation démocratique !

Pour aller plus loin :

Le livre de Pierre Bance aux éditions Noir et Rouge.

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Non à l’expulsion de la maison Cozette !

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La commune vend la maison Cozette à un promoteur privé et veut mettre à la rue en plein hiver les membres du collectif La Brèche.

SUD éducation Somme apporte son soutien aux camarades du collectif la Brèche, composé d’étudiant-e-s, chômeuses/eurs, SDF et précaires, menacé-e-s d’une expulsion imminente. Pour rappel, ce collectif s’est réapproprié depuis le mois de septembre la maison Cozette, bâtiment municipal classé de 27 pièces. Ce bâtiment inutilisé depuis plus de 12 ans a été vendu par la Ville à un promoteur privé !

Tant pis pour les sans logements qui y vivent aujourd’hui et qui se retrouveront à la rue, au mépris de la trêve hivernale. Tant pis pour le centre culturel Léo Lagrange, voisin qui aurait bien besoin d’un espace supplémentaire pour toutes ses activités...Et tant pis pour toutes les associations amiénoises qui devront à présent payer pour des locaux qui sont pourtant déjà en nombre insuffisants et vétustes (cf. ordonnance municipale de novembre 2016 – pétition en ligne ici)

Circulez les habitant-e-s, les pauvres et les exploité-e-s : voici la démocratie locale à la mode Fouré-Gest !

La résistance continue : les ateliers et événements organisés par la Brèche se maintiennent.Venez également nombreux-euses apporter votre soutien (financier aussi!) tout au long des semaines à venir, car les occupant-e-s des lieux maintiennent avec détermination les nombreuses activités qui y sont proposées.

Facebook La Brèche.

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Les 19 et 20 octobre, soutenons les camarades inculpé-e-s !

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Contre la répression policière et judiciaire du mouvement social : solidarité et convergence des luttes !

Le 19 octobre débutera à Amiens le procès en appel des 8 camarades de Goodyear, condamnés en première instance à 24 mois de prison, dont 9 mois fermes pour avoir défendu leur emploi. Des camarades de toute la France seront présent-e-s à Amiens pour les soutenir.

La réussite de cette mobilisation nationale est essentielle. En effet, dans un contexte d’état d’urgence prolongé, l’heure est à la criminalisation du mouvement social et les 19 et 20 octobre seront l’occasion de le dénoncer avec force, alors qu’un camarade de SUD santé sociaux vient encore de perdre l’usage d’un œil à Paris, lors de la manifestation du 15 septembre dernier.

Une heure qui nous semble déjà bien longue sur Amiens : après les procès des 9 de la Confédération paysanne et des 8 de Goodyear, ce sont actuellement 16 de nos camarades – dont de nombreux jeunes militant-e-s – qui ont été condamné-e-s à des peines sans proportion avec la réalité des faits : des peines de prison, dont une peine de prison ferme ont été prononcées et des dommages et intérêts aux montants pharaoniques sont réclamées.

Nous sommes encore sous le choc du dernier jugement en date, le 27 septembre : 5 militants (chômeurs, syndicalistes, étudiants, lycéens) ont été condamnés à payer solidairement 87 000 € à la Mairie d’Amiens, à la SNCF et à un patron d’hôtel, Le Carlton, pour un feu de pneus et l’occupation des voies le 26 mai 2016, journée de mobilisation intersyndicale contre la loi travail.

Alors que des centaines de milliers de travailleur-se-s, étudiant-e-s, lycéen.ne.s, chômeur-se-s, précaires, retraité-e-s, se mobilisent contre le projet de loi Travail depuis plusieurs mois, que 74 % des français-e-s – tous sondages confondus – rejettent toujours cette réforme, et que le gouvernement n’a pas trouvé de majorité à l’Assemblée nationale sur ce projet, les seules réponses de ce dernier se résument en trois mots : 49.3, intimidation et répression.

Ainsi, nous, citoyen-ne-s, militant-e-s, organisations politiques, syndicales, associatives et citoyennes rassemblé-e-s en Comité de soutien interluttes, appelons à rester solidaires avec tous et toutes nos camarades. Pour chacun-e, contextes, raisons et modes d’actions diffèrent, mais leurs situations convergent : répression policière d’abord, judiciaire ensuite. Nous ne pouvons tolérer cette logique d’intimidation qui vise à discipliner le corps social en lutte.
Le gouvernement et son entêtement sont les seuls responsables des situations actuelles. L’État et le MEDEF attaquent nos droits et enterrent nos avenirs : ce sont eux les casseurs !

 

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