REPORT DU BREVET DES COLLEGES : ON POURSUIT LA MOBILISATION LE 1ER JUILLET !

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A la suite de l’Assemblée générale des personnels réunie à Amiens le 17 juin, qui a appelé tous les personnels de la maternelle à l’université (enseignants de collège, de lycée, de LP, de l'Université, PE, AED, AESH, personnels administratifs, du public comme du privé, relevant du ministère de l'éducation nationale comme de celui de l'agriculture...) à poursuivre et amplifier la grève lors des surveillances d’examens, les organisations CGT Éduc'action de Picardie, Sud éducation 80 et 60, FSU 60 et 80, SNES 80, SNUIPP 80, la CNT-STE 80, le SNALC Picardie appellent tous les personnels à faire grève les jours d’épreuve ponctuelle des voies professionnelles, technologiques et générales: corrections sur site, oraux, délibérations de jury....

Elles appellent en particulier tous les personnels à faire du LUNDI 1ER JUILLET, jour du début des épreuves du Brevet des collèges (DNB et DNB pro) reporté en raison de la canicule, un temps fort pour établir le rapport de force avec le gouvernement :

- LE 1ER JUILLET, TOUTES ET TOUS EN GRÈVE
- RASSEMBLEMENT À 10 H DEVANT LE RECTORAT, SUIVI D'UNE AG.

Plus largement, elles appellent à massifier et amplifier les actions de grève dans la période, tout comme les actions de solidarité à l’égard des personnels grévistes, afin d'obtenir :

– une augmentation immédiate des salaires pour toutes et tous, en particulier les plus précaires ;
– le retrait sans condition des réformes du bac et des lycées ;
– le retrait pur et simple du projet de loi dit « pour l’école de la confiance », et du projet de loi dit de « transformation de la fonction publique ».

PUISQUE LE MINISTRE NE NOUS ENTEND TOUJOURS PAS, IL FAUT POURSUIVRE L'ACTION !

Service national universel : Ni uniforme, ni garde-à-vous, mobilisation sociale !

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Lundi 17 juin 2019, 2000 « volontaires » âgé-es de 16 ans ont reçu leur paquetage et enfilé l’uniforme du Service national universel (SNU). Encadré-es par des militaires, iels sont appelé-es à prouver qu’iels sont de bon-nes citoyen-nes, en chantant la Marseillaise, en assistant au lever du drapeau mais surtout en se préparant à l’éventualité d’une "crise grave".

Mais de quelle crise parle-t-on ? Certainement pas de la crise sociale.


Non content d’avoir intégré l’état d’urgence au droit commun, de réprimer dans la violence toutes les manifestations, le gouvernement poursuit son éducation à la peur.

C’est désormais au moins 1,5 milliard d’euros qui seront consacrés à la normalisation de la chose militaire auprès de toute une classe d’âge. 

Comme si la progression des idées d’extrême-droite n’était pas suffisamment inquiétante, le gouvernement se lance dans l’organisation d’un dispositif, qui fera la part belle aux idées nationalistes et militaristes. « L’universalité » vantée par ceux qui ont pensé le SNU est un signe inquiétant pour tous-tes nos camarades femmes, racisé-es, LGBTI… On n’ose imaginer le climat virilo-militariste dans lequel baigneront ces jeunes appelé-es après une journée à s’exercer au « parcours du combattant » ou au « raid commando dans la jungle, avec bivouac ». Sans parler de l’inadaptation à de nombreuses formes de handicap d’un tel projet.

Malheureusement, le SNU n’est pas qu’une expérimentation isolée. Non seulement, le dispositif a vocation à s’élargir et à se poursuivre dans la durée, avec une incitation forte à s’engager dans un « service civique », contrat précaire et sans droits attachés. C’est également la suite logique du projet de société défendu par la start-up nation. Une société à laquelle chacun-e doit constamment prouver son appartenance.

Si de nouvelles obligations nationales sont aujourd’hui faites aux plus jeunes, ce sont aussi les chômeur-ses qui, pour une misère, devront prouver chaque jour un peu plus leur bonne volonté. Ce sont les professionnel-les de la jeunesse et de l’éducation populaire qui sont oublié-es et transformé-es en precepteur-trices des conduites civiques et morales à adopter. Ce sont les enseignant-es qui ne doivent plus travailler à l’émancipation de leurs élèves et qui perdent leur droit d’expression. Ce sont les journalistes qui sont poursuivi-es pour avoir fait leur travail d’enquête. Ce sont les travailleur-euses associatif-ives qui doivent abandonner un peu plus leurs missions d’utilité publique pour répondre aux injonctions des bailleurs publics et aller chercher des financements privés. Ce sont les travailleur-ses hospitalier-es qui doivent tenir à bout de bras les services de santé, au prix de leur vie. Ce sont les institutions représentatives du personnel les plus efficaces pour défendre les travailleur-euses qui sont supprimées.

Le SNU n’est finalement qu’une nouvelle illustration des multiples tentatives d’affaiblir tous les outils et espaces de mobilisation citoyenne, en éduquant à la soumission et à la peur.

On vous laisse imaginer le nom donné à un régime politique dans lequel un gouvernement impose aux jeunes la manière dont iels doivent s’engager (en passant de l’uniforme à porter, aux drapeaux à hisser et aux chansons à chanter) et en leur interdisant l’accès au permis de conduire, à l’université ou l’inscription à des concours, s’ils n’ont pas fait leur SNU.

L’Union syndicale Solidaires

• Demande que soit mis fin immédiatement à l’expérimentation du SNU ;

• Se met à la disposition de tou·te·s les jeunes et organisations qui souhaiteraient s’y opposer et travailler à une véritable éducation populaire ;

• Demande que les 1,5 milliards (minimum !) budgétés pour le SNU soient consacrés aux services publics, notamment de santé et d’éducation.

Grève et boycott des examens se poursuivent et s'amplifient

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Après une réussite de la grève des épreuves du Baccalauréat le lundi 17 juin, un appel intersyndical a été lancé pour poursuivre le boycott des examens , au niveau des collèges le jeudi 27 juin, date du début des épreuves du Brevet.
 
Mais cette journée appelle aussi à mobiliser l'ensemble du personnel éducatif de la maternelle à l'université.
 
Sud Éducation met à votre disposition un dossier sur la grève des examens: pourquoi, comment? afin de se mobiliser efficacement et sereinement! Toutes les infos ici
 
Cette date est aussi celle choisie pour une journée de mobilisation contre la loi de transformation de la fonction publique, pour défendre l'avenir du service public, de ses agents et de ses usagers.
 
Contre les réformes Blanquer, la mobilisation demeure
 
Le texte initial de la loi Blanquer ayant été débattue le 13 juin dernier, celui-ci a été largement modifié sous l'effet de la contestation des enseignants, des syndicats et des représentations de parents d'élèves : l'EPSF n'est pas réapparu, l'autorité du directeur d'école/l'annualisation des services enseignants/la formation obligatoire sur temps libre ont été supprimés. Il reste quelques 
 
Cependant la circulaire de la rentrée de l'école primaire publié dans le BO du 29 mai a pour cible particulière l'école maternelle. La priorité nationale à l’enseignement des « fondamentaux » y est martelé et se résume aux seuls « Lire, écrire, compter et respecter autrui ». Cette note de service qui contredit en partie les programmes publiés par arrêtés en  2015 n'a donc pas de valeur juridique (c'est le texte "supérieur", l'arrêté, qui fait référence dans ce cas là).
Sud Éducation appelle les collègues à boycotter cette note de service réactionnaire qui met au pas les enseignants et qui se fait dans une totale méconnaissance des savoirs et des apprentissages des élèves.
 
Sud Éducation appelle les enseignants à exercer pleinement leur liberté pédagogique et revendique la suppression des évaluation nationales imposées aux élèves et aux personnels.
En pièce jointe, un texte de Sud Educ 63 à diffuser largement autour de vous sur cette circulaire de rentrée.
 
 
Sud Éducation revendique: 
-une augmentation immédiate des salaires pour toutes et tous et en particuliers pour les plus précaires
-la titularisation des tous les personnels de l’Éducation Nationale (AESH/AVS, profs contractuels...)
-le retrait sans condition  des réformes du Bac et du Lycée
-Le retrait de la loi ORE et Parcours Sup
-Le retrait  pur et simple de la loi dite "pour l'école de la confiance" et du projet de loi dit de "transformation de la fonction publique

GREVE DES EXAMENS : POURSUIVRE ET AMPLIFIER LA MOBILISATION !

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Appel de l’Assemblée générale de grévistes en Picardie

On comptait un nombre significatif de grévistes parmi les personnels convoqués pour la surveillance de la première journée du baccalauréat le 17 juin 2019. Cette journée est un succès !
L’Assemblée générale des personnels réunie à Amiens le 17 juin appelle tous les personnels de la maternelle à l’université (enseignants de collège, de lycée, de LP, de l'Université, PE, AED, AESH, personnels administratifs, du public comme du privé, relevant du ministère de l'éducation nationale comme de celui de l'agriculture...)
à poursuivre et amplifier la grève lors des surveillances d’examens.

L'AG appelle aussi tous les personnels à FAIRE GRÈVE LES JOURS DÉPREUVE PONCTUELLE DES VOIES PROFESSIONNELLES, TECHNOLOGIQUES ET GÉNÉRALES : corrections sur site, oraux, délibérations de jury... ;

et à SE METTRE TOUTES ET TOUS MASSIVEMENT EN GRÈVE JEUDI 27 JUIN, JOUR DU DÉBUT DU DNB, temps fort pour établir le rapport de force avec le

gouvernement.
Rassemblement devant le rectorat le 27 juin à 10 h, suivi d'une AG.

Plus largement, nous appelons à massifier et amplifier les actions de grève dans la période, comme les actions de solidarité à l’égard des personnels grévistes, afin d'obtenir :

– une augmentation immédiate des salaires pour toutes et tous, en particulier les plus précaires ;
– le retrait sans condition des réformes du bac et des lycées ;
– le retrait pur et simple du projet de loi dit « pour l’école de la confiance », et du projet de loi dit de « transformation de la fonction publique ».

Rejoignez-nous, c'est le moment où jamais !

Appel soutenu pour le moment par : SUD éducation, CGT éduc’action de Picardie, CNT-STE 80, SNUEP académie d'Amiens, SNALC Picardie, le SNES-FSU 80, la FCPE de la Somme.

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