Suppression de postes dans l’académie d’Amiens et la Somme

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La rentrée 2018 s’annonce chaotique


L’académie d’Amiens a reçu les dotations du ministère pour la rentrée 2018. Elles sont totalement insuffisantes, et témoignent d’une politique avant tout comptable.


Affichage dans le premier degré

Dans le premier degré, afin de répondre au dispositif du dédoublement des classes de CP et des CE1, en REP+, 103 postes  seulement sont ouverts pour 221 classes !
La baisse des effectifs par classe du CP à 12 n’est qu’un artifice de communication puisque tous les autres niveaux verront leurs effectifs augmenter.

Dans le secondaire, ça sera pire !

91 postes seront supprimés alors que notre académie est déficitaire dans de nombreuses matières.
Absences non-remplacées
Les postes de remplaçant-e-s dans le premier degré et le second degré ne seront pas pourvu-e-s. Les enseignant-e-s absent-e-s (congés maladie, parentalité, syndicaux…) ne seront pas remplacé-e-s.
Il sera facile d’accuser d’absentéisme les enseignant-e-s, alors même que les conditions de travail les empêchent d’accomplir correctement leur mission.

Une politique antisociale dans une académie sinistrée


L’académie d’Amiens déjà sinistrée socialement. Cette dotation ne fera qu’accroître les inégalités entre les territoires.
75 postes dans les écoles manqueraient dans la Somme. Les Plus de Maîtres que de Classe et les RASED sont déjà absorbés par le dispositif CP à 12. Des classes seront surchargées et pobablement fermées par manque d’enseignant-e-s dans les premier et second degrés.
L’administration anticipe elle-même le manque de personnel et embauche des contractuels avant même la fin de l’année scolaire pour combler ce manque.
Les conditions de travail déjà déplorables seront amenées à se dégrader davantage.

SUD éducation dénonce cette politique irresponsable et déconnectée des besoins de l’école et revendique :

  • une augmentation des moyens budgétaires et humains à la mesure des besoins.
  • une baisse générale des effectifs par classe.
  • la titularisation de tous les personnels précaires de l’éducation nationale

Matraque et lacrymo contre les lycéen⋅ne⋅s mobilisé⋅e⋅s à Amiens Nord

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Stop aux violences policières contre la jeunesse des quartier populaires

 

Ce matin à 8h30, entre 150 et 200 élèves du lycée Delambre ont bloqué l’entrée piétonne principale du lycée pour réclamer des moyens supplémentaires dans les classes.

Ils ont été chargés par la police.

 

 

 

 

 

 

Bilan : au moins 4 blessés.

 

Alors qu’ils attendaient de savoir quand ils seraient reçus au Rectorat, les policiers ont donné l’ordre de charger afin de “libérer” l’entrée du lycée. Les policiers n’ont pas hésité à frapper et à gazer tout le monde. Un policier armé d’un flash-ball était également prêt à tirer.

Au final, au moins 4 élèves ont été blessés. L’un d’entre eux a dû aller à l’hôpital à cause du gaz lacrymogène qu’il avait reçu dans les yeux. A sa sortie, les médecins lui ont dit que sans l’intervention de l’infirmière du lycée, il aurait pu perdre la vue. De nombreux autres élèves étaient en pleurs, choqués par les violences exercées sur eux par ceux-là mêmes qui sont censés les protéger.

 

SUD éducation et l’Union syndicale Solidaires 80 condamnent la répression policière dont ont été victimes les lycéens. Nous tenons à exprimer notre soutien aux victimes et invitons les familles à porter plainte.

 

Comment accepter ce déploiement irresponsable et totalement disproportionné de la force face à des jeunes mobilisé⋅e⋅s pour leur scolarité et leur avenir ?

 

Rappelons que vendredi 24 novembre devant le lycée Gustave Eiffel à Cachan une lycéenne a été victime d’un tir de flash-ball et a perdu l’usage d’un œil alors qu’elle manifestait avec ses camarades pour dénoncer la mise en esclavage de migrants africains en Libye.

Cette arme a déjà provoqué la mutilation de centaines de personnes dans le pays et elle doit être interdite. Il est inacceptable qu’on tolère que des jeunes mineurs puissent être braqués ainsi sans réagir !

 

SUD éducation est solidaire du mouvement lycéens et dénonce la répression à son encontre.

 

Contre l’école du tri social et des inégalités en marche, il faut continuer à lutter !

Guide des TZR 2017

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La fédération SUD éducation édite à l’occasion de la rentrée un guide destiné au TZR.

Pour défendre ses droits, il faut les connaître !

Pour télécharger le document, cliquez sur l’image ci-dessous.

Guide stagiaires du second degré : Et voilà le métier !

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Nouvelles et nouveaux enseignant-e-s du second degré, vous allez découvrir à quoi ressemble votre employeur d'ici une semaine. Les affectations suite à votre entrée dans l'académie vous en donnent déjà un avant-goût…

Aussi la fédération SUD éducation vous propose un guide pour vous aider au cours de cette première année.

Pour y accéder, cliquez sur l’image ci-dessous.

Non au LSUN !

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Le ministère nous impose de mettre en place le livret scolaire numérique. On nous vante cet outil qui permettrait de simplifier l’évaluation, dans un national, et qui suivrait l’élève jusqu’à la troisième.

Une surcharge de travail

Remplir le LSU représente une surcharge de travail et de stress, d’autant plus que c’est une réorganisation de nos pratiques de travail et que l’outil informatique est un outil « capricieux », moins fiable que l’écrit.

C’est pourquoi certaines écoles du département optent pour le remplir une seule fois dans l’année scolaire au mois de juin (il fait déjà doublon avec les bulletins d 'évaluations trimestrielles). Le rendre en février serait beaucoup trop de travail, surtout après avoir confectionné les bilans d’évaluations trimestrielles obligatoires, rendus aux parents au mois de décembre (et prochainement en mars puis juin).

En l’état actuel, il est impossible pour les enseignants de le remplir sans dégager au préalable du temps de travail et de formation à cet outil.

L’organisation du fichage et de la traçabilité

Le LSU serait « pratique » car il suivra l’élève jusqu’à la classe de troisième. C’est en ce qui nous concerne un des points noirs du livret numérique.

Car ni les enseignants, ni les parents ont été consultés pour la mise en place de ce livret numérique ! Or pour les parents « Les compétences de nos enfants sont des données personnelles ! » et en cela le LSU ne correspond pas à la déclaration faite par le ministère à la CNIL. Dans cette déclaration, le ministère déclare sans honte que le fichier ne contient aucune donnée sensible ou médicale, alors qu’il portera mention des PAP, PAI, d’une inclusion dans une classe pour élèves allophones… bref, c’est le retour de base élève — en pire.

Un mini livret ouvrier

De plus étiqueter un élève de « mauvais élève » (quant à ses résultats scolaires ou son comportement) et uniformiser ses compétences l’enfermerait dans ces jugements.

Le LSU renforcera les inégalités entre les élèves en formant un casier scolaire, pour atterrir dans quelles mains ? Quelles seront les personnes habilitées à le renseigner, à le modifier, à le consulter ? Quelles sont les modalités d’accès à ces données ?

De plus étiqueter un élève de « mauvais élève » (quant à ses résultats scolaires ou son comportement) et uniformiser ses compétences l’enfermerait dans ces jugements.

Le LSU renforcera les inégalités entre les élèves en formant un casier scolaire, pour atterrir dans quelles mains ? Quelles seront les personnes habilitées à le renseigner, à le modifier, à le consulter ? Quelles sont les modalités d’accès à ces données ?

Normalisation et contrôle

Enfin, ce livret scolaire numérique sera un moyen supplémentaire de contrôle sur les enseignants et une manière de limiter une nouvelle fois leur indépendance pédagogique.

Face à toutes et ces contradictions, nous nous opposons fermement à la mise en place du LSU. Nous sommes :

  • Contre le fichage des élèves et la constitution d’un casier scolaire,
  • Contre la soumission des pratiques pédagogiques à un formatage institutionnel,
  • Contre une nouvelle augmentation de la charge de travail des enseignant-e-s.
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