Les 19 et 20 octobre, soutenons les camarades inculpé-e-s !

Rédigé par SUD Education 80 -

Contre la répression policière et judiciaire du mouvement social : solidarité et convergence des luttes !

Le 19 octobre débutera à Amiens le procès en appel des 8 camarades de Goodyear, condamnés en première instance à 24 mois de prison, dont 9 mois fermes pour avoir défendu leur emploi. Des camarades de toute la France seront présent-e-s à Amiens pour les soutenir.

La réussite de cette mobilisation nationale est essentielle. En effet, dans un contexte d’état d’urgence prolongé, l’heure est à la criminalisation du mouvement social et les 19 et 20 octobre seront l’occasion de le dénoncer avec force, alors qu’un camarade de SUD santé sociaux vient encore de perdre l’usage d’un œil à Paris, lors de la manifestation du 15 septembre dernier.

Une heure qui nous semble déjà bien longue sur Amiens : après les procès des 9 de la Confédération paysanne et des 8 de Goodyear, ce sont actuellement 16 de nos camarades – dont de nombreux jeunes militant-e-s – qui ont été condamné-e-s à des peines sans proportion avec la réalité des faits : des peines de prison, dont une peine de prison ferme ont été prononcées et des dommages et intérêts aux montants pharaoniques sont réclamées.

Nous sommes encore sous le choc du dernier jugement en date, le 27 septembre : 5 militants (chômeurs, syndicalistes, étudiants, lycéens) ont été condamnés à payer solidairement 87 000 € à la Mairie d’Amiens, à la SNCF et à un patron d’hôtel, Le Carlton, pour un feu de pneus et l’occupation des voies le 26 mai 2016, journée de mobilisation intersyndicale contre la loi travail.

Alors que des centaines de milliers de travailleur-se-s, étudiant-e-s, lycéen.ne.s, chômeur-se-s, précaires, retraité-e-s, se mobilisent contre le projet de loi Travail depuis plusieurs mois, que 74 % des français-e-s – tous sondages confondus – rejettent toujours cette réforme, et que le gouvernement n’a pas trouvé de majorité à l’Assemblée nationale sur ce projet, les seules réponses de ce dernier se résument en trois mots : 49.3, intimidation et répression.

Ainsi, nous, citoyen-ne-s, militant-e-s, organisations politiques, syndicales, associatives et citoyennes rassemblé-e-s en Comité de soutien interluttes, appelons à rester solidaires avec tous et toutes nos camarades. Pour chacun-e, contextes, raisons et modes d’actions diffèrent, mais leurs situations convergent : répression policière d’abord, judiciaire ensuite. Nous ne pouvons tolérer cette logique d’intimidation qui vise à discipliner le corps social en lutte.
Le gouvernement et son entêtement sont les seuls responsables des situations actuelles. L’État et le MEDEF attaquent nos droits et enterrent nos avenirs : ce sont eux les casseurs !

 

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