Mobilisons-nous pour obtenir le retrait du projet de hausse des frais d'inscription pour les étudian.e.s étranger.e.s extracommunautaires !

Rédigé par SUD Education 80 - - Aucun commentaire

Conformément à l’appel du 18 janvier, les organisations signataires appellent :

  • À se mobiliser le mercredi 13 février ainsi que les mercredis suivants (assemblées générales, rassemblements, manifestations) pour obtenir l’engagement de la non application de ce projet par leur établissement et pour porter cette revendication auprès des rectorats ;
  • À un rassemblement national le 12 mars, à 9h30, devant le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI), à l’occasion du débat sur ce sujet au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) pour obtenir satisfaction.

Le mercredi 13 fevrier ainsi que les mercredis suivants puis le mardi 12 mars, mobilisons-nous pour obtenir le retrait du projet de hausse des frais d'inscription pour les étudian.e.s étranger.e.s extracommunautaires !

Signataires : CGT-FERCsup, CGT-INRA, FAGE, FO-ESR, SGEN-CFDT, SGEN-CFDT recherche EPST, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNPTES, SNTRS-CGT, Solidaire-Edudiants, SUD Education, SUD recherche EPST, UNEF.

AESH et précarité : la sourde oreille du Rectorat

Rédigé par SUD Education 80 - - Aucun commentaire

Suite au rassemblement des AESH, mercredi 6 février, les syndicats ont rencontré le Rectorat pour alerter sur la situation des AESH : précarité de l’emploi, missions floues, peu de reconnaissances de leurs compétences.

87 % des AESH sont employés au moins un mi-temps, se félicite le Rectorat, faisant la sourde oreilles aux revendications de reconnaissance de la titularisation et de l’augmentation des salaires.

Une expérimentation sera mise en place avec le PIAL ( pôle inclusif d’accompagnement localisé), avec une mutualisation des besoins pour prendre en charge les élèves. Donc, les AESH pourront avoir davantage d’élèves ! 

De plus, avec la fermeture des classes, les élèves à besoin spécifique, ayant une notification en ULIS et n’ayant pas de place dans les classes ULIS,pourront bénéficier d’une AESH.

Les missions devraient être, enfin, clarifiées, avec une fiche vademecum récapitulant les missions, les interlocuteurs à joindre, les frais de remboursements de déplacements, les droits et devoirs. Il sera envoyé dans les boîtes académiques (pour celles et ceux qui les consultent !) mais aussi en main propres lors de la signature du contrat et des CCP. 

 

SUD Education revendique :

-la reconnaissance d’un statut de fonctionnaire et la titularisation des personnels 

-une revalorisation salariale

-la prime REP pour les AESH exerçant en zone prioritaire

-une véritable formation tout au long de la carrière.

-des temps de concertation avec les équipes, et la présence obligatoire lors de réunion concernant l’enfant avec les enseignants

-une fiche type Vademecum récapitulant le numéro d’un interlocuteur, les démarches à suivre pour adresser un arrêt maladie, une demande de formation, des frais de remboursements de déplacements-qui existent alors que très peu le savent-, les missions effectives, les droits et devoirs...) 

-le respect des délais renouvellement ou non renouvellement et la justification des non renouvellements

MACRON DOIT CEDER AUX EXIGENCES DES GILETS JAUNES ET DU MOUVEMENT SOCIAL !

Rédigé par SUD Education 80 - - Aucun commentaire

La France est bouleversée depuis 11 semaines par une révolte citoyenne et sociale sans précédent depuis Mai 68.

Depuis 11 semaines, malgré les caricatures et le mépris, les Gilets Jaunes exigent des mesures simples et immédiates et plus que légitimes de démocratie et de justice fiscale, sociale et environnementale.

Simples et immédiates, parce que l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant aurait pu être compensée quasi immédiatement par le rétablissement de l’ISF. Parce que la remise en cause du CICE pourrait financer une augmentation immédiate du SMIC.

Plus que légitimes, parce que dans un pays devenu un paradis pour les millionnaires, la répartition des richesses est une urgence absolue pour en finir avec l’indécence de cette situation.

Le dimanche 27 janvier à Commercy, une assemblée de groupes gilets jaunes venant de toute la France a lancé un appel contenant des revendications sociales et écologiques fortes (augmentation immédiate des salaires, minimas sociaux, allocations et pensions, droit au logement, à la santé, à l’éducation, services publics gratuits et pour tous, éradication de la misère sous toutes ses formes, égalité et prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité, transition écologique...) ainsi que de grandes exigences démocratiques.

Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, les Gilets Jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019.

Nous voyons dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse. Nous souhaitons que la grève et les manifestations soient les plus massives possible afin de faire aboutir ces revendications légitimes. C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien à cette date.

Nous condamnons les tentatives de l’extrême droite de s’approprier ce mouvement et de l’utiliser pour promouvoir la haine des immigré-es, l’antisémitisme, le racisme, le sexisme et l’homophobie.

Au lieu d’écouter, le pouvoir se recroqueville sur son appareil répressif et sur un simulacre de débat. Il prépare même une loi qui restreint la liberté de manifestation. Nous nous y opposerons ! Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne la logique de criminalisation du mouvement social et populaire. Un président qui ordonne ou couvre de telles violences sur ses compatriotes perd sa légitimité de représentation du peuple. Nous ne nous habituerons jamais à ces visages cassés, aux centaines de blessures et mutilations et à ces dizaines de décès que le gouvernement s’échine à minimiser ou nier.

Ce n’est pas dans la dérive autoritaire que se trouve la sortie de crise. Ce n’est pas en menottant ou en éborgnant les Gilets jaunes et ses porte-voix qu’il étouffera la contestation. Le vrai débat populaire s’exprime dans les quartiers, les ronds-points, les assemblées communes, les entreprises. Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées. Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !

Fil RSS des articles