Suppression des heures dans les lycées et collèges : la mobilisation se met en place!

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Rassemblement aujourd'hui enseignants-parents au collège Rosa Parks à 17h30 pour camper
 
Collégiens et professeurs touchés dans l’exercice de leurs fonctions par des conditions de travail et d'accueil toujours plus dégradées! 
Classé en REP+ (Zone d'éducation prioritaire, le collège Rosa Parks voit sa dotation horaire fortement diminuée. L'établissement perdra 43h d'enseignement, l'équivalent de deux postes et demi de travail, qui se ressentira par des heures supplémentaires pour les professeurs et des effectifs alourdis encore une fois. Les professeurs déplorent des conditions de travail dégradées, passant davantage de temps à faire de la discipline au lieu de s'attarder sur le suivi des élèves les plus en difficultés. 
 
Cette politique signe la fin de l'éducation prioritaire!
 
Le personnel se mobilise : lettre aux parents, interpellation du député de circonscription, du DASEN, de l'Inspecteur académique, conférence de presse à 17 heures aujourd'hui, suivi d'une occupation de l'établissement. Un pré-avis de gréve est déposé à partir de lundi 4 février jusqu'aux vacances. 
 
Pour suivre la mobilisation : événement facebook
 
Au lycée Lamarck à Albert
 
Au lycée, la dotation diminue, c'est 40 heures, une classe et un poste qui sont supprimés. La réforme du lycée se fait sans aucun moyen! 
Suite à une audience au Rectorat infructueuse, la mobilisation s'organise. Une motion pour le CA est déposée, l'interpellation du maire a permis son soutien, avec courrier à la Rectrice et à Xavier Bertrand. Une réunion est prévue, le 26 février, avec les parents d'élèves et la presse dans les locaux de la mairie.
 
L'impact humain et scolaire de ces politiques en sera catastrophique. Tous les dispositifs mis en œuvre pour faire progresser les élèves: dédoublement des classes, co-intervention, dispositif de soutien en faveur des élèves à besoins, ne pourront plus être assurés. 
 
Sud Éducation soutien et encourage  les différents établissements à se mettre en lien pour élargir les mobilisations et porter collectivement les revendications.  Si vous avez des informations, concernant des mobilisations, des réussites ou besoin de soutien : informez-nous! 
 
Sud Éducation revendique:
-plus de moyens humains et financiers pour permettre la réussite de tous les élèves
-des effectifs de classe ne dépassant pas 20, 16 en Zone Prioritaire, et 12 en Segpa 
-des temps de concertations entre les équipes éducatives pour de vrais dispositifs d'aide et de prévention

L’extrême droite est, toujours, notre ennemie !

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Samedi 26 janvier, quelques dizaines d’individus d’un groupe d’extrême-droite ont profité de l’Acte XI des Gilets jaunes pour attaquer le cortège du NPA à Paris. Plusieurs personnes ont été blessées. Parmi elles, un de nos camarades de Sud PTT a été conduit à l’hôpital pour être suturé. Nous condamnons fermement cette attaque et apportons toute notre solidarité à celles et ceux qui ont été agressé-es.

Nous restons plus que jamais vigilant-es à toute tentative d’instrumentalisation des manifestations par l’extrême droite et c’est bien aussi l’un des sens fondamentaux de notre présence, en tant que syndicalistes, dans les manifestations des samedis.

Syndicalistes, nous ne laisserons pas l’extrême droite faire de la contestation sociale son terrain de jeu.

Syndicalistes, nous ne laisserons pas non plus les revendications d’une plus grande justice sociale se faire instrumentaliser par l’extrême droite, quelle que soit ses formes.

L’Union syndicale Solidaires, engagée depuis toujours dans la bataille contre l’extrême droite, continuera de mener toutes les batailles contre ceux qui prônent la haine de l’immigré, le racisme, l’antisémitisme sous quelque forme que ce soit.

Communiqué intersyndical et associatif pour dénoncer les attaques contre l’Ecole !

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Les organisations syndicales FSU, CGT-Educaction, SGEN-CFDT, UNSA-Education, SUD-Education, et de jeu- nesse UNEF, UNL, et des parents délèves FCPE de la Somme dénoncent les attaques contre lEcole.

Le Ministre de lEducation Nationale, JM. Blanquer fait mine de répondre aux exigences des personnels en matière salariale en imposant une deuxième heure supplémentaire et en niant le fait que les enseignants du premier degré ne peuvent pas être concernés. Il sentête dans des réformes tout azimut. Cest laccom- pagnement des suppressions de postes qui saccompagne dune hausse du nombre délèves par classe !

Le Ministre des Affaires et des Comptes publics, G. Darmanin annonce la fin du statut des fonctionnaires pour le remplacer par un « contrat de mission »... Cest la remise en cause du statut des enseignants qui est à lordre du jour !

Dans ces conditions, les organisations syndicales FSU, CGT-Educaction, SGEN-CFDT, UNSA-Education, SUD- Education, et de jeunesse UNEF, UNL, et des parents délèves FCPE de la Somme réaffirment leurs revendi- cations :

  • Augmentation du point dindice et suppression de la journée de carence.

  • Suppression du décret imposant une 2e Heure supplémentaire aux enseignants des collèges et lycées

  • Arrêt des suppressions de postes (Pour notre académie, cest 155 Postes supprimés dans le second degré, 17 postes Administratifs et seulement + 15 postes dans le 1er degré dont 3 pour la Somme alors quil faudra ouvrir plus de 60 classes de CE1 en Education Prioritaire à la rentrée 2019).

  • Une dotation de postes dans le premier degré suffisante pour quil ne subsiste aucune classe à plus de 25 élèves (20 en Education Prioritaire).

  • Abandon du projet de fusion des académies

  • Maintien d'un baccalauréat à valeur nationale, premier grade de l'université.

  • Maintien dun service public déducation de proximité (Ecoles, Collèges) et prise en compte réelle des avis des parents délèves et des personnels.

Elles appellent lensemble des personnels à se réunir en assemblées générales, en réunions syndi- cales, à sassocier aux parents délèves et aux organisations lycéennes pour faire vivre ces revendications afin détablir un rapport de force favorable à un changement de politique, y compris par la grève.

A Amiens, Le 21/01/2019

L’université française : Mort sur ordonnance ?

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Corine Eyraud
Département de Sociologie, Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (LEST), Aix-Marseille Université

Pendant que les regards se portaient sur Parcoursup, le gouvernement travaillait à remettre en cause les fondements mêmes du modèle de l’université française. Cette réforme a abouti mi- décembre (2018) avec l’adoption d’une ordonnance permettant aux universités de devenir des « établissements expérimentaux » qui dérogent au droit qui encadrait jusqu’à présent l’organisation et le mode de fonctionnement des universités. Cette ordonnance est l’aboutissement d’un long processus1 ; pour comprendre ce qui se joue, il nous faut effectuer un retour en arrière : 1968 et les réformes de ces dix dernières années.

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