Réforme de l'évaluation : imposons des alternatives au management !

Rédigé par SUD Education 80 -

SUD éducation se bat pour la suppression du système actuel d’évaluation basé sur l’inspection-notation. Mais celui que projette le ministère pour le remplacer, basé sur l’instrumentalisation managériale de l’autoévaluation et l’entretien professionnel, est encore pire.

La grille d’évaluation définit neuf compétences générales qui relèvent en partie de dimensions comportementales. D’après le projet, dans le second degré, des compétences pédagogiques seront évaluées par le/la chef-fe d’établissement, qui produira en plus en dix lignes une évaluation du niveau des enseignant-e-s.

Les quatre « rendez-vous de carrière » commenceront tous par une inspection en classe, suivie d’un entretien avec l’inspecteur/trice à partir du bilan professionnel rédigé par l’enseignant-e. Cette autoévaluation pathogène ne peut être qu’un exercice hypocrite de soumission aux attendus institutionnels.

L’évaluation pourra déboucher sur une accélération de carrière… ou pas. Seuls 30% des enseignant-e-s pourraient bénéficier de cette accélération, 70% restant sur le carreau. La date de l’accès à la hors classe et l’accès ou non à la classe exceptionnelle dépendront ainsi de ces évaluations. La mise en place d’une « classe exceptionnelle » vient élargir encore l’écart de rémunération entre un-e débutant-e et un-e enseignant-e « méritant-e » en fin de carrière.

SUD éducation appelle les personnels à organiser la mobilisation pour s’opposer à toute transformation managériale de l’évaluation des personnels, imposer une évaluation purement formative et coopérative complètement déconnectée de l’évolution des carrières et des rémunérations, imposer la réduction du temps de service des enseignant-e-s devant élèves pour permettre la concertation des équipes et les échanges pédagogiques entre collègues.

Pour télécharger l'affiche en PDF, cliquez dessus.


Dernière ligne droite contre les accords de libre-échange

Rédigé par SUD Education 80 -

Mardi 20 septembre, à l’invitation d’ATTAC et du collectif Stop TAFTA d’Amiens, Frédéric Viale, membre du CA d’ATTAC, est venu prononcer une conférence sur le dernier vampire en date, le CETA.

Voici ci-dessous un rapide résumé des points-clés de cette conférence, à laquelle des adhérent-e-s de SUD éducation 80 se sont rendu-e-s.

 

 

Qu’est-ce donc que le CETA ?

 

Le CETA est l’acronyme de Comprehensive Economic Trade Agreement.

 

Contrairement au TAFTA qui n’est pas encore prêt à être ratifié et pour lequel les élections américaines mettent un sérieux coup de frein (d’où les déclarations conjointes – et mensongères – de la France et l’Allemagne concernant leur retrait des négociations en cours : ce ne sont que des déclarations ; sur le papier et dans les faits rien n’est arrêté.) ; le CETA lui est prêt !

 

Des conséquences sont déjà effectives : par exemple, la directive européenne sur la qualité de l’air a été abaissée. Jusqu’à présent, seuls les pétrole issus d’une fabrication répondant à certaines normes environnementales pouvaient servir aux carburants commercialisés dans l’UE, aujourd’hui cette norme a sauté en vue du CETA, pour permettre la commercialisation du pétrole canadien issu des exploitations de l’Alberta, pétrole issu des sables bitumineux dont l’extraction est extrêmement polluante.

 

Les mensonges au sujet du CETA

 

Les négociateurs et nos gouvernants se répandent dans la presse en indiquant qu’il s’agit d’un bon accord, dont une partie entière a été réécrite pour tenir compte des craintes et des mobilisations contre le TAFTA (comme quoi, la mobilisation commence à porter ses fruits).

 

Les tribunaux d’arbitrage

les arbitres seront des "quasi-magistrats" → C'est faux ! Il y aura interdiction des conflits d’intérêt mais sans sanction assortie à cette interdiction (alors que pour un juge, s’il y a conflit d’intérêt avéré, cela relève du pénal).

De plus, les arbitres règleront les litiges en en équité et non en droit (contrairement à des juges), en prenant en compte « l’intérêt légitime des entreprises ».

 

Commission de coopération réglementaire

Cette “discussion” en amont sur leurs normes communes permettra indépendamment du débat démocratique au sein des États de faire sauter tous les verrous sanitaires et sociaux sans consulter les parlements locaux…

 

Un service public ”protégé” :

Les ministres affirment de l’imposition de restrictions concernant la libéralisation des service public. Or, concernant l’éducation par exemple, la seule restriction qui existe concerne la certification du niveau des enseignant-e-s qui resterait de la compétence des États.

En dehors de cette restriction, n’importe quelle entreprise privée d’éducation pourra exiger auprès des États des niveaux de subvention équivalents à ce qui est versé au service public d’éducation (financement des locaux et des enseignant-e-s en ce qui concerne la France par exemple) – Au nom du principe d’équivalence des produits !

 

À l’ordre du jour du conseil des ministres européens le 27 octobre

 

Le 27 octobre 2016, trois questions seront posées aux ministres européens :

 

  1. Le texte est-il un bon texte ?
  2. Le vote de ce texte est-il de la compétence exclusive de l’Union ou des États ? A priori, sur cette question l’accord est déjà fait sur l’idée que cela relèvera de la compétence exclusive de l’UE.
  3. Acceptez-vous qu’il entre immédiatement en application provisoire (i.e. en attendant le vote au Parlement européen.

 

Songez qu’en vertu d’une disposition des traités européens, un texte adopté en Conseil des Ministres peut être mis en application immédiatement de manière provisoire ! Avant d’être adopté par le Parlement !

 

 

Faire pression

 

Il y aura un vote au Parlement européen : en février / mars : c’est cela l’objectif → campagne de mobilisation pour obtenir une majorité de vote contre ce texte au Parlement.

 

Parlement, en gros : 3 tiers :

 

1/3 : GUE (gauche européenne, dont les verts) et extrême droite : voteront contre

1/3 : PPE : voteront majoritairement POUR. On peut espérer débaucher une dizaine de députés au mieux. + les libéraux qui eux voteront POUR quoiqu’il arrive.

1/3 : Socio-démocrate : le ventre mou ; période électorale en France comme en Allemagne ; ils ont beaucoup à perdre et cela peut en faire basculer pas mal.

 

 

Pour en savoir plus :

Le site du collectif STOP TAFTA qui comprend de nombreuses ressources…

 

ainsi que cette courte vidéo (3 min) qui permet de resituer les enjeux.

 

 


Contre la loi Travail et son monde, toutes et tous ensemble le 15 septembre

Rédigé par SUD Education 80 -

L'appel à la grève et à la manifestation de SUD éducation en cliquant sur l'image.

À Amiens, le comité de mobilisation interluttes contre la loi travail et son monde s'est réuni le jeudi 8 septembre. Le compte-rendu est ici.

Jeudi 15 septembre : Grève et manifestation ! Rdv à Amiens, place de la Maison de la Culture à 14h30.

AG interluttes à 18h.

 


Baisse de dotations pour les lycées picards

Rédigé par SUD Education 80 -

Quand les politiques de droite rencontrent les politiques de droite, kesskisspass ?

Si vous travaillez en lycée, à la rentrée, ça ne vous aura pas échappé, tout un tas de dispositifs auparavant financés par le Conseil Régional de Picardie ont été suspendus, voire carrément supprimés :

- la carte « Génération HdF » remplace la carte « Cursus » mais, pour un même montant, elle devra financer les livres scolaires ET le matériel, là où la carte « Cursus » servait exclusivement pour les livres ;

- l’équipement des élèves de LP n’est plus financé ;

- le dispositif « Passeport culturel » qui permettait de financer les sorties du même nom est suspendu jusqu’à la fin de l’année ;

- idem pour les PREP et le dispositif « Appui lycéen » qui permettait d’abonder le fond social lycéen…

Et tout ça au nom de l’unification des pratiques dans une nouvelle grande région dessinée par le gouvernement PS et gouvernée par leurs alliés objectifs Les Républicains...qui n’hésitent pas, pour justifier leurs méfaits, à dénoncer les baisses de dotations étatiques de leurs petits camarades socialistes !

Et au final, toujours moins de moyens pour les familles...alors même que l'OFCE, l'Observatoire français des conjonctures économiques montre, dans son un bilan du quinquennat, que la politique des gouvernements Hollande aura conduit à une hausse des impôts de 35 milliards d'euros pour les ménages et à une baisse de 20 milliards pour les entreprises. Cohérence...quand tu nous tiens !

 

 

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RIS mercredi 19 octobre

Rédigé par SUD Education 80 -

SUD éducation organise une Réunion d’Information Syndicale à destination des personnels (enseignant-e-s, AVS, etc.) travaillant dans le premier degré sur Amiens.

Mercredi 19 octobre 2016

9h 12h

Local de Solidaires, 3-5 rue Jean Godris Amiens

 

Pour participer, il suffit de suivre les étapes décrites ici.

 


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