Non à l’expulsion de la maison Cozette !

Rédigé par SUD Education 80 -

La commune vend la maison Cozette à un promoteur privé et veut mettre à la rue en plein hiver les membres du collectif La Brèche.

SUD éducation Somme apporte son soutien aux camarades du collectif la Brèche, composé d’étudiant-e-s, chômeuses/eurs, SDF et précaires, menacé-e-s d’une expulsion imminente. Pour rappel, ce collectif s’est réapproprié depuis le mois de septembre la maison Cozette, bâtiment municipal classé de 27 pièces. Ce bâtiment inutilisé depuis plus de 12 ans a été vendu par la Ville à un promoteur privé !

Tant pis pour les sans logements qui y vivent aujourd’hui et qui se retrouveront à la rue, au mépris de la trêve hivernale. Tant pis pour le centre culturel Léo Lagrange, voisin qui aurait bien besoin d’un espace supplémentaire pour toutes ses activités...Et tant pis pour toutes les associations amiénoises qui devront à présent payer pour des locaux qui sont pourtant déjà en nombre insuffisants et vétustes (cf. ordonnance municipale de novembre 2016 – pétition en ligne ici)

Circulez les habitant-e-s, les pauvres et les exploité-e-s : voici la démocratie locale à la mode Fouré-Gest !

La résistance continue : les ateliers et événements organisés par la Brèche se maintiennent.Venez également nombreux-euses apporter votre soutien (financier aussi!) tout au long des semaines à venir, car les occupant-e-s des lieux maintiennent avec détermination les nombreuses activités qui y sont proposées.

Facebook La Brèche.


Non au LSUN !

Rédigé par SUD Education 80 -

Le ministère nous impose de mettre en place le livret scolaire numérique. On nous vante cet outil qui permettrait de simplifier l’évaluation, dans un national, et qui suivrait l’élève jusqu’à la troisième.

Une surcharge de travail

Remplir le LSU représente une surcharge de travail et de stress, d’autant plus que c’est une réorganisation de nos pratiques de travail et que l’outil informatique est un outil « capricieux », moins fiable que l’écrit.

C’est pourquoi certaines écoles du département optent pour le remplir une seule fois dans l’année scolaire au mois de juin (il fait déjà doublon avec les bulletins d 'évaluations trimestrielles). Le rendre en février serait beaucoup trop de travail, surtout après avoir confectionné les bilans d’évaluations trimestrielles obligatoires, rendus aux parents au mois de décembre (et prochainement en mars puis juin).

En l’état actuel, il est impossible pour les enseignants de le remplir sans dégager au préalable du temps de travail et de formation à cet outil.

L’organisation du fichage et de la traçabilité

Le LSU serait « pratique » car il suivra l’élève jusqu’à la classe de troisième. C’est en ce qui nous concerne un des points noirs du livret numérique.

Car ni les enseignants, ni les parents ont été consultés pour la mise en place de ce livret numérique ! Or pour les parents « Les compétences de nos enfants sont des données personnelles ! » et en cela le LSU ne correspond pas à la déclaration faite par le ministère à la CNIL. Dans cette déclaration, le ministère déclare sans honte que le fichier ne contient aucune donnée sensible ou médicale, alors qu’il portera mention des PAP, PAI, d’une inclusion dans une classe pour élèves allophones… bref, c’est le retour de base élève — en pire.

Un mini livret ouvrier

De plus étiqueter un élève de « mauvais élève » (quant à ses résultats scolaires ou son comportement) et uniformiser ses compétences l’enfermerait dans ces jugements.

Le LSU renforcera les inégalités entre les élèves en formant un casier scolaire, pour atterrir dans quelles mains ? Quelles seront les personnes habilitées à le renseigner, à le modifier, à le consulter ? Quelles sont les modalités d’accès à ces données ?

De plus étiqueter un élève de « mauvais élève » (quant à ses résultats scolaires ou son comportement) et uniformiser ses compétences l’enfermerait dans ces jugements.

Le LSU renforcera les inégalités entre les élèves en formant un casier scolaire, pour atterrir dans quelles mains ? Quelles seront les personnes habilitées à le renseigner, à le modifier, à le consulter ? Quelles sont les modalités d’accès à ces données ?

Normalisation et contrôle

Enfin, ce livret scolaire numérique sera un moyen supplémentaire de contrôle sur les enseignants et une manière de limiter une nouvelle fois leur indépendance pédagogique.

Face à toutes et ces contradictions, nous nous opposons fermement à la mise en place du LSU. Nous sommes :

  • Contre le fichage des élèves et la constitution d’un casier scolaire,
  • Contre la soumission des pratiques pédagogiques à un formatage institutionnel,
  • Contre une nouvelle augmentation de la charge de travail des enseignant-e-s.

Journal n°148

Rédigé par SUD Education 80 -

Le journal n° 147 est paru ! Pour y accéder, cliquez sur la Une…

 

Classé dans : Journaux - Mots clés : aucun

Baisse des dotations dans les lycées Picards : suite

Rédigé par SUD Education 80 -

Compte-rendu du rendez-vous syndicats/Région

Lundi 7 novembre, nous nous sommes rendus à une réunion de présentation des nouvelles dotations régionales aux lycées. Pour avoir une petite idée de ce qui est à l’œuvre, écouter l’interview d’une adhérente de SUD éducation 80 ici :

Et n’hésitez pas à vous emparer de la motion à faire adopter en CA en fin d’article !

Ce fut trop long, car en 2h on a largement pu atteindre le dialogue de sourds entre des organisations syndicales qualifiées de « nostalgiques » et une élue secondée de gestionnaires administratifs qui répètent en boucle que le budget global ne baissera pas, mais qu’il sera moins tourné vers la culture et que, pour le moment il faut faire avec moins.

Les lycées doivent donc se débrouiller avec une enveloppe globale pour les prochains mois. C’est un tantinet stressant lorsque l’on sait que bientôt les lycées devront voter des budgets pour l’année entière…

Bon, vous me direz que ce n’est pas si grave, après tout, le budget global ne baisse pas donc les lycées vont forcément avoir de l’argent à un moment ou à un autre. Mais on ignore toujours (2 mois après la rentrée) comment et dans quelles mesures les lycées pourrons demander des fonds.

Trouver des financements pour les différentes activités des élèves est un peu comme un jeu de société. ll y faut jouer les bonnes cartes dans le bon ordre pour réussir à aider les élèves des familles pauvres à manger à la cantine tout en organisant des sorties éducatives. On peut en demander à l’État, la Région, aux communes, etc. Pour le moment la Région, joue avec des règles qu’elle est seule à connaître et qu’elle va peut-être encore changer…

Le plus beau c’est que l’on nous martèle que c’est grâce au dévouement de notre élue que les établissements picards doivent l’insigne honneur d’avoir de l’argent de poche pour fonctionner…

On nous a aussi garanti une réactivité sous 10 jours en cas de demandes du chef d’établissement pour une aide financière à destination d’un élève (achat de matériels par exemple). C’est un progrès immense lorsque l’on se dit que par le passé cette aide pouvait être attribuée directement par l’établissement et donc plus rapidement.

Il en résulte des échanges vagues, ponctués de formulations au futur. « l’idée, c’est », « rien d’arrêté », « a priori » et bien sur « la faisabilité financière ». Mais soyons rassurés, car « des dotations complémentaires vont arriver ».

Comme disait le regretté Charles Pasqua : les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Plus sérieusement, le cheval de bataille de notre nouveau président de Région, c’est l’emploi et c’est donc la nouvelle mission du lycée. On a donc appris qu’il fallait faire entrer les entreprises dans les établissements grace à des « Fab Lab » et des espaces de « Co-working » avec des imprimantes 3D et tout et tout…
Des machines modernes c’est bien, mais on l’a déjà expérimenté avec les ordinateurs, s’il n’y a pas du personnel qualifié embauché pour l’utiliser et l’entretenir, elles deviennent vite des presse-papier hors de prix. Et sur ce point, la vice-présidente est restée très évasive.

Au-delà de cette mauvaise gestion des effets d’annonce, la direction que prend la nouvelle Région avec l’équipe de Xavier Bertrand est claire. L’éducation qu’ils financeront aura pour finalité le sacro-saint Travail et l’apprentissage des règles des entreprises. La réflexion et l’apprentissage dans le seul but de se construire et de comprendre le monde, c’est bientôt fini au lycée.

Ceux qui en ont les moyens pourront toujours allers à l’université pour perdre leur temps à réfléchir et à se cultiver. Moralité :


Une motion à faire adopter en CA

SUD éducation invite les personnels des lycées à faire adopter en conseil d’administration une motion à l’appel de la FCPE, de la CGT, de l’UNSA, de la FSU et de SUD éducation, dont le texte est à récupérer ci-dessous :


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